Brexit : vers un accord commercial entre le Royaume-Uni et les États-Unis ?

Un « deal » entre le Royaume-Uni et les États-Unis serait proche, à en croire le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche. Le pays se trouve « en première ligne » pour un accord commercial avec les États-Unis, a déclaré John Bolton, à l’issue d’une réunion à Londres avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, selon l’agence de presse locale Press Association, alors que le Royaume-Uni espère ardemment nouer un accord de libre-échange ambitieux avec Washington après le Brexit, prévu le 31 octobre. « Nous voulons agir très rapidement », a poursuivi John Bolton, indiquant que les négociations pourraient se dérouler « par morceaux », en se concentrant d’abord sur les domaines où les deux pays sont d’accord.

Selon un porte-parole de Downing Street, MM. Bolton et Johnson ont également abordé « un éventail de questions, dont l’Iran, Hong Kong et la 5 G » lors de cette visite au plus haut niveau d’un représentant de l’administration américaine depuis que Boris Johnson a succédé à Theresa May le 24 juillet. Donald Trump a de son côté indiqué avoir « hâte de rencontrer personnellement » Boris Johnson « dans un futur proche », par l’intermédiaire d’un de ses porte-parole, après avoir discuté au téléphone lundi avec le Premier ministre britannique. Lors de cet appel, il a notamment salué « le partenariat inébranlable du Royaume-Uni [au moment de] relever des défis mondiaux », selon ce même porte-parole.

« Mission de sécurité maritime » commune dans le détroit d’Ormuz

Le 5 août, le gouvernement britannique avait annoncé qu’il participerait à une « mission de sécurité maritime » aux côtés des États-Unis afin de protéger les navires marchands dans le détroit stratégique d’Ormuz, dans le Golfe. La région est en proie à des tensions croissantes depuis le retrait américain de l’accord nucléaire iranien en 2018, suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l’Iran. Londres avait toutefois assuré que ce rapprochement avec les États-Unis ne modifiait en rien sa volonté, à l’instar des autres pays européens, de préserver l’accord limitant les activités nucléaires iraniennes.

Parmi les sujets épineux figurait aussi lundi la question de l’éventuelle participation du géant chinois Huawei, soumis à des sanctions américaines, dans le développement du réseau 5G au Royaume-Uni alors que Washington tente de convaincre ses alliés occidentaux d’exclure le groupe de télécoms du déploiement de la 5G sur leur sol. L’exécutif britannique doit encore rendre sa décision dans ce dossier. Selon des médias américains et britanniques, M. Bolton doit s’entretenir avec d’autres membres du gouvernement britannique lors de sa visite de deux jours, lundi et mardi, notamment le ministre des Finances Sajid Javid et celui chargé du Brexit, Steven Barclay. Interrogée par l’Agence France-Presse, l’ambassade des États-Unis à Londres n’a pas confirmé.

PTM

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