RDC : l’épidémie de Monkeypox déclarée au Maniema

RDC : l’épidémie de Monkeypox déclarée au Maniema

L’épidémie de MonkeyPox a été déclaré ce jeudi 9 décembre dans la province du Maniema. Cette déclaration a été par le Gouverneur ad intérim de cette province, Afani Idrissa. Et elle intervient après que la zone de santé de Tunda, dans le territoire de Kibombo a notifié 191 cas avec 24 décès dont les échantillons prélevés dans différentes aires de santé de cette partie du Maniema ont été confirmés par le laboratoire de l’INRB. 

Le gouverneur ad intérim sollicite l’appui de tous pour freiner la propagation de cette épidémie en province.  

« Depuis la trente-neuvième semaine de l’année 2021, la zone de santé de Tunda dans le territoire de Kibombo a notifiée 191 cas dont 24 décès dus au Monkeypox.  Au cours de la quarantième semaine, les échantillons prélevés dans les aires de santé de Wenga, Utchu et Weta ont été envoyés à l’INRB pour des  analyses dont les résultats viennent de confirmer l’épidémie. Eu égard à ce qui précède, je déclare l’épidémie de Monkeypox dans la province du Maniema et sollicite l’appui du gouvernement central, des partenaires au développement ainsi que des humanitaires pour lutter contre cette épidémie.», a dit Afani Idrissa.  

Il demande, par ailleurs, à la population du Maniema de consulter les centres de santé en cas de fièvre :  

« Je demande à toute la population du Maniema en général et celle du territoire de KIBOMBO en particulier de pouvoir consulter les centres de santé les plus proches en cas de fièvre et éruption généralisée marquée au niveau de la face, des pommes des mains et plantes des pieds ».

Rappels sur monkeypox

Le monkeypox est une maladie largement auto-limitante, c’est-à-dire une maladie qui se résout elle-même. Des éruptions cutanées vésiculaires généralisées, de la fièvre et un gonflement douloureux des mâchoires sont des symptômes caractéristiques associés à une infection. Bien qu’il n’y ait pas de médicament spécifique pour traiter la maladie, lorsque des soins de soutien intensifs sont fournis, pratiquement tous les patients se rétablissent complètement, comme nous l’avons vu avec la flambée actuelle.

L’infection résulte d’un contact direct avec le sang, les fluides corporels, ou des éruptions cutanées d’animaux infectés (manipulation de macaques infectés, ou de rongeurs).

La transmission secondaire d’humain à humain, résulte d’un contact étroit avec les excrétions des voies respiratoires infectées, avec les lésions de la peau d’une personne infectée ou avec des objets contaminés récemment.

Après une période d’incubation de 6 à 16 jours, la période de l’invasion (0-5 jours), est caractérisée par de la fièvre, des maux de tête intenses, une lymphadénopathie (gonflement des ganglions lymphatiques), des douleurs musculaires. Puis survient une éruption cutanée sur le visage (dans 95% des cas), sur les paumes des mains et la plante des pieds (75%) et presque simultanément sur le corps. L’éruption se manifeste par des maculopapules (lésions avec un fond plat), puis des vésicules (petites cloques remplies de liquide), et des pustules, suivies par des croûtes. Les symptômes de la variole du singe durent habituellement de 14 à 21 jours.

Le virus est transmis par un animal infecté ou par contacts avec des éruptions cutanées, du sang ou les fluides corporels de l’animal. Le virus peut aussi être transmis personne à personne par contact et le contact respiratoire ou direct avec la literie ou les vêtements contaminés.

Il n’y a pas de traitement spécifique pour monkeypox.

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