Guinée B: Les larmes du premier chef d’Etat à quitter le pouvoir sans putsch depuis le multipartisme.

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Premier chef de l’Etat depuis l’instauration du pluripartisme à terminer son mandat sans être destitué ou assassiné, José Mario , élu en 2014 et éliminé à l’élection de 2019 dès le premier tour, a achevé mardi en larmes son discours de Nouvel an, à la veille de l’annonce du vainqueur de la présidentielle.

En larmes à la fin de son discours, il a appelé au “calme en attendant les résultats définitifs” du second tour de la présidentielle de dimanche, qui ont annoncé la victoire de l’opposant Sissoco.

VAZ, dont le mandat de 5 ans a été marqué par un bras de fer incessant avec le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) , son ancienne formation

M. Vaz, dont le mandat de cinq ans a été marqué par un bras-de-fer incessant avec son ancienne formation, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), avait apporté son soutien pour le second tour au dissident du PAIGC, Umaru Sissoco Embalo, opposé au chef du PAIGC, Domingos Simoes Pereira.

Dans son discours télévisé, M. Vaz a salué la retenue de l’armée pendant les cinq années agitées de son mandat, qui a “réussi à garder (le) calme dans les casernes et éloigner les militaires”, dans un pays qui a connu quatre coups d’Etat et une quinzaine de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal.

Le président sortant a assuré léguer en “héritage” aux générations futures une “nouvelle ère de liberté” conquise sous son mandat, où la liberté d’expression et de la presse ont été garanties et où les rivalités politiques n’ont causé “ni veuve, ni orphelin”.

PTM

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