Conflit Teke-Yaka : Des présumés auteurs du conflit aux arrêts.

Dirigée par le grand chef Mini-Kongo Fabrice KAVABIOKO, la mission dépêchée par le Président Tshisekedi dans le grand pour prêcher la paix entre les Teke et les yaka a permis de mettre la main sur une vingtaine de présumés auteurs du conflit.

Ces instigateurs du conflit qui déstabilise la province de Mai-Ndombe, inquiète le grand Bandundu et fait planer un doute sécuritaire aux portes de Kinshasa, seront mis à la disposition de la Justice pour répondre de leurs actes.

« Le Chef de l’Etat l’a toujours répeté et la Constitution de la République le dit clairement : ‘tout Congolais a la liberté de se rendre où il veut’. On ne veut pas entendre le conflit du genre ‘Je suis Teke je ne veux pas de Yaka ou je suis tel, je ne veux pas de telle autre tribu’. Congolais, nous devons vivre dans la paix. Nous devons restaurer cet amour que nous avons toujours éprouvé entre nous. Vous allez trouver un Yaka qui a épousé une Teke ou vice-versa, et si aujourd’hui nous nous mettons en conflit, que vont devenir ces enfants? Nous devons oublier ce qui s’est passé et nous tourner vers l’avenir. Pour le reste, la Justice va s’en occuper; nous sommes tous en dessous de la loi. Comme on a mis la main sur les instigateurs de ce conflit, chacun doit prouver son innocence ou sa culpabilité devant la Justice » a dit Fabrice KAVABIOKO, chargé de cette mission de paix.

Le chef Mini-Kongo appelle les deux communautés à cultiver la paix, préalable pour que le Congo puisse avancer.

« Nous appelons la population de Kwamouth à la quiétude et nous croyons que ces violences ne vont plus se reproduire. Comme les présumés auteurs sont entre les mains de la Justice, tout ce que nous voulons maintenant, c’est la paix. Nous demandons à nos frères Teke d’ouvrir leurs cœurs pour accueillir leurs frères. Je m’oppose farouchement à tous les messages de haine propagés dans les réseaux sociaux parce que le Chef de l’Etat veut la paix. Si déjà à l’Est du pays nous avons la guerre et aujourd’hui vous en créez une autre dans le Bandundu, vous ne trouvez pas que le Congo n’ira pas de l’avant? Pour que le Congo avance; nous devons commencer nous-mêmes par aimer notre pays « , a ajouté Fabrice KAVABIOKO.

Pour rappel, c’était au début du mois d’août, la cité de Kwamouth dans la province de Mai-Ndombe, devient le théâtre de violents affrontements à l’arme blanche. Deux communautés congolaises du grand Bandundu sont à l’origine de ces violences : D’un coté, la communauté Teke, qui se considère comme originaire et propriétaire des villages situés le long du fleuve Congo sur une distance d’environ 200 kilomètres. De l’autre, la communauté Yaka venue s’installer après. 

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