Haut-Uele : les autorités locales exigent le départ immédiat du responsable de l’ANR.

Dans le Haut-Uele, le Conseil provincial de sécurité tenue ce jeudi 29 septembre autour du gouverneur Christophe Baseane Nangaa, a déclaré le directeur provincial de l’Agence Nationale de renseignement (ANR), Serge Bwana Senga, Persona non grata dans la province et exige son remplacement immédiat.

A en croire le compte rendu de cette rencontre lu par le ministre provincial intérimaire de la communication et médias, porte-parole du gouvernement provincial, Jean-Chrysostome Gbandazwa Masibando, l’ordre du jour de cette réunion était d’ « examiner les incidents répétitifs et répréhensibles causés par monsieur Serge Bwana Senga, directeur provincial de l’Agence nationale de renseignement« .

Selon les autorités, les incidents à la base de ce bras de fer sont :

  • « Les coups administrés ce mercredi 28 Septembre 2022, publiquement à l’Honorable Ismaël Ebunze Magadi, Ministre Provincial de son état à l’aéroport national d’Isiro/Matari, de surcroît, Député Provincial Élu de la circonscription électorale de Rungu et Président Honoraire de l’Assemblée Provinciale du Haut-Uele;
  • « La tentative d’enlèvement vers 20heures, du Commissaire Provincial Héritier Atibasayi Mutupeke,
  • La convocation intempestive du Ministre Provincial de l’Intérieur, Sécurité, Ordre Public, Décentralisation et Affaires Coutumières, le 30 Juillet 2022,
  • Le trafic d’influence éhonté au nom du Magistrat Suprême ».

« Invité à la réunion de ce jeudi élargie au président de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele, ainsi qu’à l’honorable Ismaël Ebunze, victime de l’agression, poursuit le compte rendu, monsieur Serge Bwana Senga a refusé de se présenter. C’est face à ce comportement déplorable, et à la tension observée dans la ville, que le Conseil a exigé le départ immédiat du directeur provincial de l’Agence de Renseignement du Haut-Uele et son remplacement par sa hiérarchie ».

Pour le moment, les circonstances et les motifs de la gifle contre le ministre provincial ne sont pas révélés. L’accusé nie les faits et parle d’un simple montage.

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